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Émilie du Châtelet, femme de lettres, mathématicienne et physicienne

C'est cette française, Émilie du Châtelet, que Google a choisi de nous mettre à l'honneur aujourd'hui en page d'accueil. Profitons-en donc pour la (re)découvir, car elle le mérite vraiment bien ..
Elle a quand même traduit les travaux de Newton et été l'amante de Voltaire, ce n'est pas rien ...
Femme de lettres, Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil, marquise du Châtelet, communément appelée Émilie du Châtelet née à Paris le 17 décembre 1706 et morte à Lunéville le 10 septembre 1749, est également une mathématicienne et physicienne lorraine. ...

Le Doodle du jour pour Émilie du Châtelet.

Un honneur, à titre posthume, comme toujours, mais Doodle nous explique pourquoi:
( traduction )
" Le Doodle d'aujourd'hui célèbre le 315e anniversaire de la mathématicienne, physicienne, traductrice et philosophe française Émilie du Châtelet, dont les contributions à la théorie newtonienne et la mission de rendre la littérature scientifique plus accessible ont aidé à ouvrir la voie à la physique moderne.
Émilie du Châtelet est née Gabrielle-Émilie Le Tonnelier de Breteuil à Paris ce jour de 1706, une époque où il était rare que les femmes poursuivent publiquement des carrières intellectuelles. Élevée dans une famille aristocratique, Châtelet a appris avidement des scientifiques et des mathématiciens distingués que sa famille recevait souvent. Elle a complété ses études formelles de mathématiques et de sciences par des cours d'escrime et de linguistique, apprenant six langues à l'âge de 12 ans. Malgré le découragement de la société à l'égard des femmes poursuivant les sciences, Châtelet a rompu avec les conventions.
Émilie du Châtelet
Émilie du Châtelet : Doodle du jour .
Dans la vingtaine, elle épousa le marquis Florent-Claude du Châtelet, un éminent officier militaire, et la bibliothèque de leur domaine abritait environ 21 000 livres ! Après des mois de recherches et d'expérimentations clandestines, Châtelet a soumis un article de physique révolutionnaire à l'Académie française des sciences en 1737 qui prédisait l'existence du rayonnement infrarouge. Voltaire, un éminent écrivain des Lumières françaises, a reconnu ses talents et, en 1738, le couple a publié « Elements of Newton’s Philosophy » sous le nom de Voltaire. Ce livre pionnier a décomposé la physique newtonienne complexe en termes faciles à comprendre pour les lecteurs français.
Le magnum opus de Châtelet est venu en 1740 avec la publication anonyme de « Les fondements de la physique », un ouvrage de philosophie naturelle qui mariait la physique newtonienne à la métaphysique. Son travail a joué un rôle déterminant dans l'acceptation de la physique newtonienne à travers l'Europe. Bien que anonymement, Châtelet a continué à révolutionner la physique en traduisant « Principia », le manifeste de Newton pour les lois du mouvement et de la gravité. Publié à titre posthume en 1759, il reste la principale traduction française à ce jour.
Voici une force imparable dans la progression de la physique ! "

Pour en découvrir davantage sur cette femme, du siècle des lumières, mise à l'honneur ...

Il faut comprendre que, à cette époque, Au siècle des Lumières, les femmes étaient exclues des sociétés savantes, des universités et des professions érudites. Les femmes éduquées étaient soit autodidactes, soit avaient eu des tuteurs ou l'éducation d'un père à l'esprit libéral.
Les « filles des Lumières » ont, comme leurs homologues masculins, lutté pour la défense de l'esprit critique et de la liberté au XVIIIe siècle. Selon la spécialiste de la littérature française Martine Reid, certaines, à l'instar de l'écrivaine Françoise de Graffigny, inaugurèrent même « un geste pré-féministe ».
Émilie eut la chance de vivre dans un milieu ouvert ; ses parents recevaient en effet le poète Jean-Baptiste Rousseau et Fontenelle dans leur salon parisien et elle connut ceux-ci dès l’enfance.
Elle est mariée le 12 juin 1725 au marquis Florent Claude du Châtelet . Celui-ci avait trente ans et elle dix-neuf. Avec son époux, gouverneur de Semur-en-Auxois, elle vécut quelque temps dans cette ville et c’est là qu’elle rencontra le mathématicien Mézières. Elle eut la chance d’avoir un mari qui la laissa vivre librement; se rendant compte de ses propres limites autant que des capacités intellectuelles de sa femme.
De ses divers amants, Voltaire eut sur elle le plus d’influence, l’encourageant à approfondir ses connaissances en physique et en mathématiques.
Émilie étudie Leibniz, se concerte avec Clairaut, Maupertuis, König, Bernoulli, Euler, Réaumur, autant de personnages auxquels on doit l’avènement des « sciences exactes », concept qui n’existait pas encore à cette époque. Quand elle entreprendra la traduction des Principia Mathematica de Newton, elle ira jusqu’à consulter Buffon.
Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil
Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil : fiche Wikipédia .

Les femmes qui ont fait le " siècle des lumières" !

Difficile, encore aujourd’hui, de ne pas associer le nom d’Émilie du Châtelet à celui de Voltaire, ou celui de Louise d’Épinay à celui de Rousseau. Longtemps, l’historiographie les a cantonnées au rôle de compagne, d’amie ou de mécène, alors que, tout comme elles, nombre de femmes contribuèrent bien plus directement à entretenir ce que nous qualifions désormais a posteriori de « Siècle des Lumières ». Qu’elles soient physiciennes, mathématiciennes, anatomistes mais aussi écrivaines… Les « filles des Lumières » ont, comme leurs homologues masculins, lutté pour la défense de l’esprit critique et de la liberté au XVIIIe siècle. Selon la spécialiste de la littérature française Martine Reid, certaines, à l’instar de l’écrivaine Françoise de Graffigny, inaugurèrent même « un geste pré-féministe ».
actualités du jour
actualités du jour : Émilie du Châtelet !
Innombrables sont les facteurs historiques qui contribuèrent, par la suite, à effacer leur participation à ce formidable mouvement d’émancipation intellectuelle. Elisabeth Badinter en identifie au moins deux : la Révolution française qui, en privilégiant les thèses de Rousseau (décidément ingrat de nature), a contribué à l’enfermement des femmes, et le Code civil napoléonien, qui les a mises sous la tutelle des hommes. Il faudra attendre l’émergence du mouvement féministe, dans les années 1960, pour que débute le long travail de reconnaissance historiographique de leur contribution à cette période d’ébullition intellectuelle durant laquelle l’Europe toute entière entama son processus de sécularisation.
La liste de ces femmes reste encore à compléter. À défaut de pouvoir la restituer de façon exhaustive, voici six des plus importantes voix féminines de « l’esprit des Lumières ».
Catharine Macauley (1731-1791), Emilie du Châtelet (1706-1749), Françoise de Graffigny (1695-1758), Mary Wollstonecraft (1759-1797), Laura Bassi (1711-1778), Louise d'Épinay (1726-1783) ... et maintenant que nous les avons énumérées, si vous désirez en apprendre davatange, il ne vous reste plus qu'à vous plonger dans les livres ou partir en surf sur Internet ...
bon voyage :)
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