Les Vaccins Obligatoires en France ( le Guide Complet )
Les vaccins sont rendus obligatoires en France pour protéger la population contre des maladies autrefois responsables de milliers de décès, comme la diphtérie, le tétanos ou la poliomyélite.
L’objectif est de garantir que tous les enfants aient accès à ces protections essentielles et d’éviter la réapparition d’épidémies graves.
Cette obligation permet aussi d’assurer une couverture vaccinale suffisamment élevée pour protéger les personnes les plus vulnérables.
Cette obligation s’inscrit dans une politique de santé publique visant à limiter la circulation de maladies potentiellement dangereuses.Vaccins obligatoires et recommandés en France : ce qu’il faut savoir
La vaccination est l’un des piliers de la santé publique.
En France, elle permet chaque année de prévenir des milliers de décès et de complications graves. Depuis 2018, le nombre de vaccins obligatoires pour les enfants a été élargi, et en 2025, de nouvelles recommandations viennent renforcer la protection des plus vulnérables, notamment les adultes et les personnes âgées.
Dans cet article, on vous explique clairement :- Quels sont les vaccins obligatoires
- Pourquoi ils le sont
- Comment et quand ils sont administrés
- Qui peut les faire
- Et combien ça coûte (souvent rien !)
Les vaccins obligatoires chez l’enfant
Depuis 2018, 12 vaccins sont obligatoires pour les enfants nés après le 1er janvier 2018.Ces vaccins sont exigés pour l’entrée en collectivité (crèche, école, etc.).

vaccins obligatoires : en France pour les nourrissons, il y en a 12 !
1 - Maladies cibléesDiphtérie : Infection grave de la gorge, potentiellement mortelle
Tétanos : Bactérie présente dans la terre, provoque des paralysies
Poliomyélite : Virus entraînant des paralysies irréversibles
Coqueluche : Très contagieuse, dangereuse pour les nourrissons
Rougeole, Oreillons, Rubéole : Complications neurologiques, stérilité, malformations congénitales
Haemophilus influenzae type B : Méningites et infections respiratoires
Hépatite B : Peut évoluer vers un cancer du foie
Pneumocoque : Responsable de pneumonies et méningites
Méningocoques B et ACWY (2025) : Méningites foudroyantes, souvent mortelles
2 - Quand sont-ils administrés ?
- Entre 2 et 18 mois : les premières doses
- Rappels à 6 ans, 11 ans, 25 ans… selon les vaccins
3 - Qui vaccine ?
- Médecins généralistes
- Pédiatres
- Infirmiers
- Sages-femmes (pour les nourrissons)
- Pharmaciens (certains vaccins)
4 - Combien ça coûte ?
- Gratuit pour les assurés sociaux
- Les vaccins sont remboursés à 100 % s’ils sont obligatoires

vaccination des enfants : tout commence par là !!!
Et chez les adultes : que faut-il faire ?
On l’oublie souvent, mais les adultes aussi doivent se faire vacciner !
Certains vaccins nécessitent des rappels réguliers, d’autres sont recommandés selon l’âge ou les risques.
1 - Vaccins obligatoires pour tous les adultes- DTP (Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite) :
- Rappel à 25, 45 et 65 ans, puis tous les 10 ans
- Pourquoi ? Le tétanos reste mortel sans traitement, et la diphtérie peut réapparaître
2 - Vaccins recommandés selon les profils
Coqueluche : Parents de jeunes enfants, soignants / Tous les 20 ans
ROR (Rougeole…) : Adultes nés après 1980 non vaccinés / 1 ou 2 doses
Hépatite B : Soignants, personnes à risque / Selon statut vaccinal
Grippe : +65 ans, maladies chroniques / Tous les ans
Pneumocoque : +65 ans, immunodéprimés / 1 à 2 doses
Zona (Shingrix) : +65 ans / 1 à 2 doses
HPV (Papillomavirus) : Jusqu’à 26 ans (hommes et femmes) / 2 ou 3 doses
Méningocoques : Étudiants, militaires, voyageurs / Selon recommandations
3 - Où et comment se faire vacciner ?
- Chez votre médecin traitant
- En pharmacie (sans ordonnance pour certains vaccins)
- Dans un centre de vaccination
- Lors d’une consultation de suivi
4 - Et le prix ?
- Gratuit ou remboursé à 65 % à 100 %
- Le vaccin contre la grippe est gratuit pour les personnes à risque
- Le vaccin contre le zona est remboursé depuis 2024 pour les plus de 65 ans
Pourquoi ces vaccins sont-ils importants ?
- Protéger sa santé : certaines maladies peuvent être graves, voire mortelles- Protéger les autres : en particulier les bébés, les personnes âgées ou immunodéprimées
- Éviter les épidémies : la rougeole, la coqueluche ou la grippe peuvent se propager très vite
- Réduire les hospitalisations : la vaccination diminue les formes graves
-en résumé
* Pour les Enfants : 12 vaccins obligatoires* Pour les Adultes : DTP obligatoire + Grippe, coqueluche, ROR, HPV, zona, etc.
Si vous avez un doute sur votre statut vaccinal, n’hésitez pas à consulter votre carnet de santé ou à demander conseil à votre médecin ou pharmacien.
La prévention, c’est maintenant !
En 2025, la vaccination contre le COVID-19 reste recommandée en France, mais elle n’est plus obligatoire ni systématique pour tous. Elle cible principalement les personnes à risque et se déroule chaque automne.
Voici les points essentiels à connaître :
COVID-19 : où en est-on en France en 2025 ?
- Le virus circule toujours, avec des vagues saisonnières observées, notamment à l’automne.- Les indicateurs épidémiques ont connu un rebond durant l’été 2025, mais sont en baisse depuis octobre.
- Les gestes barrières restent conseillés, surtout en période de forte circulation.
Vaccination COVID-19 : qui est concerné ?
- Campagne annuelle : elle se déroule chaque automne, en parallèle de celle contre la grippe (du 14 octobre 2025 au 31 janvier 2026).

coronavirus : une campagne de vaccination par an désormais ...
- Public prioritaire :- Personnes de 65 ans et plus
- Personnes atteintes de comorbidités (diabète, maladies cardiaques, pulmonaires, etc.)
- Femmes enceintes, immunodéprimés, professionnels de santé
- Enfants et adolescents : la vaccination est autorisée à partir de 5 ans, mais non obligatoire.
Elle est recommandée uniquement pour les profils à risque.
Coût et modalités- Gratuité : le vaccin est entièrement pris en charge par l’Assurance Maladie pour les publics ciblés.
- Vaccins utilisés : des versions adaptées aux variants récents comme le LP.8.1 sont administrées.
- Lieu de vaccination : cabinets médicaux, pharmacies, centres de vaccination.
Pourquoi cette approche ciblée ?
- Les autorités sanitaires comme la Haute Autorité de Santé (HAS) privilégient une stratégie de protection des plus vulnérables, plutôt qu’une vaccination généralisée.
- Des études montrent que les risques post-infection chez les jeunes sont plus graves que les effets secondaires du vaccin, mais restent rares.









