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Google sanctionné par la CNIL: une amende de 150 000 euros.

La sanction prononcée par la CNIL contre le géant américain Google était déjà connue, mais le deuxième volet de cette saga arrive aujourd'hui avec une obligation d'affichage sur le moteur de recherche qui a été confirmée par le Conseil d’État et GG, obligé la publie ce matin.
Comme quoi, la Loi, en France, peut aussi s'appliquer fermement, même aux plus gros ...

Google Inc. condamné.

Un jugement en date du 3 janvier 2014 la commission restreinte de la CNIL a prononcé une sanction pécuniaire à l'encontre de la société Google Inc,  d'un montant de 150 000 euros, décision rendue publique le 8 janvier.
Mais si la somme importe peu, quand on voit le budget du géant américain, il y a en plus deux choses qui font pas et qui sont très mal passées !
Le simple fait d'avoir été mis dans le collimateur, rappelé à l'ordre, jugé et condamné constitue la première.
Le jugement :
" Le 3 janvier 2014, la formation restreinte de la CNIL a prononcé une sanction pécuniaire de 150 000 euros à l’encontre de la société GOOGLE Inc., estimant que les règles de confidentialité mises en œuvre par celle-ci depuis le 1er mars 2012 ne sont pas conformes à la loi « informatique et libertés ». Elle enjoint Google de procéder à la publication d’un communiqué relatif à cette décision sur la page d’accueil de Google.fr, sous huit jours à compter de la notification de la décision. "
étant assorti d'une obligation de communication publique, ce jugement a été très mal accepté !
Google a fait appel, mais le Conseil d’État a confirmé le vendredi 7 février l'ensemble des sanctions infligées par la CNIL.
Google est donc obligé de s'y plier et affiche aujourd'hui, non pas un Doodle du jour, mais bel est bien, son communiqué, sa ' mea-culpa'.
Communiqué de Google
Communiqué de Google : obligation d'affichage du jugement.

La CNIL.

Cet organisme, la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés, après avoir, en 2013 sanctionné d'autres petites sociétés pour des problèmes relatifs à la Vidéosurveillance, la Géolocalisation ou autres, n'a pas plié devant le géant américian Gogle et continue donc de remplir son rôle.
CNIL
CNIL : Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés.
Voici un extrait du communiqué de jugement publié à ce sujet:
" Le 1er mars 2012, Google a décidé de fusionner en une seule politique les différentes règles de confidentialité applicables à une soixantaine de ses services, dont Google Search, YouTube, Gmail, Picasa, Google Drive, Google Docs, Google Maps, etc. Du fait du nombre des services en cause, quasiment tous les internautes français sont concernés par cette décision.

Le " G29 ", groupe des CNIL européennes, a alors mené une analyse de cette politique de confidentialité, concluant que celle-ci n'était pas conforme au cadre juridique européen, et a émis plusieurs recommandations. La société Google Inc. n'ayant pas donné de suite effective à celles-ci, six autorités européennes ont engagé à son encontre des procédures répressives, chacune en ce qui la concerne.

Dans ce contexte, le 3 janvier 2014, la formation restreinte de la CNIL a prononcé à l'encontre de la société GOOGLE Inc. une sanction pécuniaire de 150 000 euros, estimant que celle-ci ne respectait pas plusieurs dispositions de la loi " informatique et libertés ".

Dans sa décision, la formation restreinte considère que, les données relatives aux utilisateurs des services de Google en France et traitées par cette société, sont bien des données à caractère personnel. Elle retient également que, contrairement à ce que soutient la société Google Inc., la loi française s'applique aux traitements, par celle-ci, des données personnelles des internautes résidant en France.

Sur le fond, la formation restreinte ne conteste pas la légitimité de l'objectif de simplification poursuivi par la société en fusionnant ses politiques de confidentialité.

Elle considère cependant que les conditions de mise en œuvre de cette politique unique sont contraires aux exigences de la loi :

    La société n'informe pas suffisamment ses utilisateurs des conditions et finalités de traitement de leurs données personnelles. De ce fait, ils ne peuvent comprendre, ni les finalités de la collecte, celles-ci n'étant pas déterminées comme l'exige la loi, ni l'ampleur des données collectées à travers les différents services. Par conséquent, ils ne sont pas mis en mesure d'exercer leurs droits, notamment d'accès, d'opposition ou d'effacement.
    La société ne respecte pas les obligations qui lui incombent d'obtenir le consentement des utilisateurs préalablement au dépôt de cookies sur leurs terminaux.
    Elle ne fixe pas de durées de conservation pour l'ensemble des données qu'elle traite.
    Elle s'autorise enfin, sans base légale, à procéder à la combinaison de l'intégralité des données qu'elle collecte sur les utilisateurs à travers l'ensemble de ses services.


Ces conclusions sont similaires à celles précédemment retenues par les autorités néerlandaise et espagnole de protection des données en novembre et décembre 2013, au regard de leur droit national respectif.

La sanction pécuniaire décidée constitue le montant le plus élevé prononcé jusqu'à présent par la formation restreinte. Elle se justifie par le nombre et la gravité des manquements constatés.

Par ailleurs, la formation restreinte a enjoint Google Inc. de procéder à la publication d'un communiqué relatif à cette décision sur le site https://www.google.fr, pendant 48 heures, sous huit jours à compter de la notification de la décision. Cette mesure de publicité s'explique par l'ampleur des données collectées ainsi que par la nécessité d'informer les personnes concernées, qui ne sont pas en mesure d'exercer leurs droits
."
( visible sur le site officiel : http://www.cnil.fr/linstitution/missions/sanctionner/Google/ )
Google qui n'est donc pas que dans le collimateur de la France, qui n'en n'a pas terminé avec tous ces problèmes, doit donc se plier à la décision de justice et devra aussi appliquer les demandes de corrections qui les ont motivées.
Un jugement sans précédent à ce niveau, avec une amende record ....
affaire(S) à suivre, donc !
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1 commentaire

#1  - veille a dit :

Juste pour s'en rappeler : l'obligation d'affichage pendant 48 heures est bel et bien respectée : samedi et dimanche, c'est en ligne.

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